En 2018, je n’étais pas encore photographe professionnel. Je consacrais simplement une grande partie de mon temps libre à observer et à photographier les animaux sauvages vivant près de chez moi, dans le Val-d’Oise.
Un jour, en naviguant sur Facebook, je suis tombé sur une publication de Détours Photo, un club photo situé à Butry-sur-Oise. Le club annonçait l’ouverture des inscriptions pour son festival photographique organisé les 13 et 14 octobre 2018.
Je me suis inscrit sur un coup de tête, sans trop réfléchir à ce qui m’attendait. Ce festival allait devenir ma première exposition photo et la première occasion de présenter mes images au public autrement que sur les réseaux sociaux.

Les doutes avant ma première exposition photo
Une fois inscrit, j’ai commencé à me poser beaucoup de questions. Est-ce que mes photographies seraient à la hauteur ? Est-ce qu’elles intéresseraient les visiteurs ? Est-ce que je me sentirais à ma place parmi les autres photographes exposés ?
Jusqu’à présent, j’avais surtout partagé mes images sur les réseaux sociaux. Une exposition photographique représentait quelque chose de complètement différent. Les visiteurs allaient pouvoir prendre le temps d’observer les tirages, de voir leurs détails et de venir directement échanger avec moi.
Je mentirais si je disais que je n’étais pas stressé en arrivant au festival. Mais je m’étais engagé, alors il fallait maintenant aller jusqu’au bout et profiter pleinement de cette première expérience.
Six photographies animalières en noir et blanc
Pour participer au concours, deux thèmes étaient proposés : « Noir et blanc » et « Reflet ». Chaque photographie présentée devait correspondre à au moins l’un de ces thèmes.
J’ai sélectionné six photographies animalières en noir et blanc. L’une d’entre elles pouvait également être classée dans le thème du reflet.
Ces images représentaient des animaux sauvages rencontrés et photographiés près de chez moi. À cette époque, je passais beaucoup de temps dans les espaces naturels du Val-d’Oise et des environs. J’aimais observer la faune sauvage, apprendre à reconnaître les habitudes des animaux et attendre patiemment qu’une rencontre se produise.
Cette exposition ne consistait donc pas seulement à accrocher six photographies sur un mur. Pour la première fois, j’allais partager avec le public une partie de ces instants vécus dans la nature.






La préparation de mes premiers tirages photographiques
Cette première exposition photo était également l’occasion de découvrir tout le travail nécessaire pour passer d’une image numérique à un véritable tirage destiné à être présenté au public.
J’ai choisi de faire imprimer mes photographies sur du papier d’art Photo Rag® Baryta de Hahnemühle. Ce papier offre de beaux contrastes et une excellente restitution des nuances. Sa surface légèrement texturée apporte également un rendu que je trouvais particulièrement adapté à mes photographies animalières en noir et blanc.
Les tirages ont ensuite été contrecollés sur du Dibond. Ce support rigide est composé de deux fines plaques d’aluminium entourant un noyau en matière composite. Il permet de présenter les photographies sans cadre traditionnel et d’obtenir un résultat à la fois sobre et moderne.
Le choix du papier, la préparation des fichiers et la découverte des photographies une fois imprimées faisaient entièrement partie de cette nouvelle expérience. Regarder ses images sur un écran et les découvrir sous la forme de tirages sont deux choses très différentes.
Le festival photo organisé par Détours Photo
Le week-end s’est finalement très bien passé. J’ai reçu de nombreux retours positifs sur mes tirages, mais aussi sur les animaux sauvages et les lieux présentés à travers mes photographies.
J’ai également pu faire connaissance avec les membres du club Détours Photo et rencontrer d’autres photographes. Ces échanges m’ont permis de découvrir leurs univers, leurs techniques et leurs différentes manières de présenter leurs images.
Pendant un week-end, je suis sorti du monde sauvage dans lequel je passais habituellement une grande partie de mon temps libre. Cette fois, je n’étais plus seul dans la nature derrière mon appareil photo : j’étais devant mes images pour les présenter et en parler avec les visiteurs.
C’était nouveau pour moi, parfois un peu intimidant, mais surtout très enrichissant.
Une deuxième place pour ma première exposition
À la fin du festival est arrivé le moment de la remise des prix. Quarante-sept photographes avaient participé et environ 370 photographies étaient présentées au public.
Je ne m’attendais pas particulièrement à recevoir un prix. J’étais déjà satisfait d’avoir osé participer et d’être allé au bout de cette première exposition.
À ma grande surprise, mon nom a été appelé pour la deuxième place du concours.
J’étais vraiment heureux d’obtenir cette récompense à l’occasion de ma première participation. Jusqu’alors, mes photographies n’avaient jamais été montrées au public en dehors des réseaux sociaux. Découvrir qu’elles pouvaient plaire aux visiteurs et être remarquées parmi plusieurs centaines d’images a été particulièrement encourageant.
Cette deuxième place m’a donné davantage confiance dans mon travail et dans ma manière de photographier les animaux sauvages.

Une étape importante dans mon parcours de photographe animalier
Cette exposition photo à Butry-sur-Oise restera un très bon souvenir. Ce fut un week-end riche en rencontres, en échanges et en émotions, mais aussi une expérience particulièrement gratifiante.
À cette époque, je photographiais les animaux sauvages uniquement par passion. Je n’imaginais pas encore que cette passion deviendrait, quelques années plus tard, mon métier. Cette première exposition marque donc une étape importante dans mon parcours de photographe animalier.
Avec le recul, cette première exposition et ce deuxième prix font partie des expériences qui m’ont encouragé à poursuivre mon travail, à réaliser de nouvelles images et à continuer de partager ma passion pour les animaux.
Je remercie chaleureusement le club Détours Photo pour son accueil et sa sympathie, mais également pour sa volonté d’ouvrir son festival aux photographes qui ne sont pas membres d’un club.




