8 juillet 2023, la Fête de l’air faisait son retour sur l’aérodrome des Mureaux–Verneuil, dans les Yvelines. Je n’ai pas suivi l’intégralité du meeting. Ce que je voulais surtout voir et photographier, c’était la Patrouille de France et le Rafale Solo Display.
J’habite à Vaux-sur-Seine, mais pour réaliser ces photos, je suis monté sur les hauteurs de la ville. De là, j’avais une vue panoramique sur la vallée, face à l’aérodrome. C’est toujours impressionnant de voir de tels avions évoluer dans le ciel au-dessus de l’endroit où l’on vit.
C’était la première fois que je photographiais des avions. J’ai utilisé pour l’occasion un téléobjectif dont je me servais principalement pour photographier les animaux sauvages. Cette fois, il allait me permettre de suivre des sujets bien différents.

La vue était assez dégagée, mais quelques arbres se trouvaient juste devant moi. Lorsque les avions passaient suffisamment bas, ils disparaissaient pendant quelques instants derrière les branches avant de réapparaître.
Plutôt que d’essayer d’éviter systématiquement ces arbres, j’ai choisi de les intégrer dans certaines photos. Cela apportait un peu de nature aux images et permettait de ne pas photographier les avions uniquement sur un fond de ciel.


La Patrouille de France au milieu des nuages
Le ciel était assez nuageux ce jour-là, mais cela rendait finalement le spectacle encore plus beau. Les avions se détachaient parfois devant des zones très lumineuses, puis passaient quelques secondes plus tard devant des nuages beaucoup plus sombres.

Avec les fumées bleu, blanc et rouge de la Patrouille de France, le ciel changeait à chaque passage. Les formations, les nuages et les traînées colorées créaient à chaque fois une composition différente.


Les formations changeaient rapidement, tout comme leur position dans le ciel. Parfois, les avions évoluaient en groupe très resserré. Quelques instants plus tard, ils occupaient une partie beaucoup plus importante du cadre.


J’ai réalisé certaines photos en cadrant les avions d’assez près, afin de mieux voir les formations. Pour d’autres, j’ai préféré garder davantage de ciel autour d’eux. Cela permet de mieux retrouver l’ambiance de cette journée et le point de vue que j’avais depuis les hauteurs de Vaux-sur-Seine.

Certaines figures se développaient davantage dans la hauteur. Il fallait alors changer rapidement de cadrage pour essayer de conserver les avions et leurs fumées dans l’image.


Les nuages prenaient aussi une place importante dans certaines compositions. Ils apportaient du relief au ciel et permettaient de mieux faire ressortir les fumées tricolores.
J’ai également choisi de cadrer certaines scènes beaucoup plus largement. Sur ces images, les avions ne sont parfois plus que de minuscules silhouettes au milieu des nuages. Cela montre mieux l’immensité du ciel dans lequel ils évoluaient et donne une tout autre dimension au spectacle.
À d’autres moments, la formation se séparait et les avions partaient dans plusieurs directions, en laissant derrière eux leurs traînées colorées.



La Patrouille de France offrait beaucoup de possibilités, mais tout se passait rapidement. Il fallait réussir à suivre les avions dans le viseur tout en observant la manière dont les différentes formations évoluaient.
D’autres appareils sont également passés au-dessus de Vaux-sur-Seine au cours de l’après-midi. J’ai notamment photographié les Extra 330 de l’Équipe de voltige de l’Armée de l’air et de l’espace avec leurs fumées tricolores.


Le passage du Rafale au-dessus de Vaux-sur-Seine
Le Rafale était l’autre passage que j’attendais particulièrement. Il arrivait à toute vitesse et passait parfois directement au-dessus de ma tête avant de repartir faire demi-tour du côté de la forêt de l’Hautil.


Ce qui était particulièrement impressionnant, c’était le décalage entre son passage et le bruit. Je voyais le Rafale passer, puis le son me parvenait alors qu’il était déjà plus loin. Le bruit semblait suivre l’avion avec un léger retard, ce qui donnait une sensation assez étrange.
Lorsqu’il repartait du côté de la forêt, je finissais par le perdre complètement de vue, même si je pouvais encore l’entendre. Il était alors difficile de savoir exactement à quel endroit et à quel moment il allait réapparaître.
Puis il revenait brusquement, toujours très rapidement. Je n’avais que quelques secondes pour le retrouver dans le viseur, faire la mise au point et essayer de déclencher au bon moment.
Des réflexes proches de la photographie d’oiseaux
Même si c’était la première fois que je photographiais des avions, je n’étais finalement pas totalement dépaysé. Aujourd’hui, je photographie principalement les animaux de compagnie, mais auparavant, je photographiais beaucoup les animaux sauvages, notamment les oiseaux.
J’ai retrouvé plusieurs points communs avec la photographie d’oiseaux. Le sujet se déplace rapidement dans le ciel et sa trajectoire n’est pas toujours facile à anticiper. Je ne peux choisir ni la lumière, ni son orientation, ni l’arrière-plan devant lequel il va passer.
Depuis mon emplacement, je restais à un point fixe et c’était à moi de m’adapter. Je devais observer ce qui se passait, anticiper les mouvements et composer avec les éléments présents autour de moi, notamment les arbres et les nuages.
Cette série est assez différente de ce que je présente habituellement sur mon site, mais elle reste finalement liée à ma manière de photographier. Elle me laisse aussi le souvenir d’un après-midi assez particulier, pendant lequel j’ai pu découvrir la photographie aéronautique depuis les hauteurs de Vaux-sur-Seine.






