Des sangliers à Vaux-sur-Seine, entre forêt et habitations

Les sangliers ne restent pas uniquement au cœur des forêts. Ils se déplacent pour chercher de la nourriture, trouver un abri ou simplement poursuivre leur chemin.

À Vaux-sur-Seine, certains espaces boisés sont directement voisins des jardins. Il suffit parfois de passer derrière les dernières habitations pour se retrouver dans la forêt. La frontière que nous voyons entre ces deux espaces n’existe évidemment pas pour les animaux.

Je comprends que leur présence puisse inquiéter, surtout lorsqu’ils causent des dégâts. Mais je trouve dommage que l’on ne parle d’eux qu’à travers les jardins retournés ou le danger qu’ils pourraient représenter. Le sanglier reste avant tout un animal sauvage qui suit son instinct et tente de s’adapter à l’environnement qui l’entoure.

Quand les habitations empiètent sur le territoire des sangliers

On dit souvent que les sangliers se rapprochent de nos maisons. Mais on peut aussi regarder la situation dans l’autre sens : au fil du temps, ce sont les habitations qui se sont rapprochées de la forêt.

De nouvelles maisons et de nouvelles routes ont été construites dans des endroits qui étaient auparavant des espaces naturels. Il s’agissait parfois de territoires dans lesquels les sangliers et d’autres animaux vivaient, circulaient ou recherchaient leur nourriture.

Nous avons progressivement occupé une partie de leur environnement. Les animaux doivent alors s’adapter à ces transformations et continuer à se déplacer dans des espaces où les jardins et les maisons sont désormais beaucoup plus présents.

Le sanglier ne sait pas qu’une parcelle de forêt est devenue un terrain privé ou qu’un passage qu’il empruntait autrefois se trouve maintenant près d’une habitation. Il suit les accès encore disponibles et recherche les endroits où il peut circuler ou se nourrir.

Cela ne signifie pas que les habitants doivent accepter sans réagir tous les dégâts provoqués dans leurs jardins. Mais il me semble important de rappeler que les sangliers ne sont pas simplement venus envahir un territoire qui aurait toujours été le nôtre. Dans de nombreux endroits, c’est aussi notre territoire qui s’est étendu sur le leur.

Un face-à-face inattendu avec un sanglier

L’un des portraits présentés dans cet article n’est pas le résultat d’une approche de ma part. C’est le sanglier qui est venu juste devant moi.

Je ne m’attendais pas à le voir s’avancer aussi près. Il s’est retrouvé face à mon objectif, au milieu de la végétation, avec son regard directement tourné vers moi. J’ai simplement profité de cet instant pour réaliser la photographie.

C’est ce qui rend ce portrait particulier à mes yeux. La scène n’était ni préparée ni provoquée. Le sanglier s’est approché de lui-même et la rencontre s’est faite naturellement.

En le voyant d’aussi près, on découvre autre chose que la silhouette massive que l’on aperçoit habituellement de loin. Son regard, ses oreilles dressées et son attention montrent un animal vigilant, qui observe lui aussi ce qui se passe autour de lui.

Ce genre de moment est impossible à prévoir. On peut préparer son appareil et rester attentif, mais c’est toujours l’animal qui décide de ce qu’il va se passer.

La faune sauvage à l’origine de mon regard de photographe

Le sanglier est un animal fascinant à photographier. Sa posture imposante, ses déplacements dans la forêt et son regard attentif offrent des images très différentes selon la distance et l’environnement.

Avant de me consacrer principalement aux animaux de compagnie, j’ai beaucoup photographié la faune sauvage autour de chez moi : des renards, des chouettes, des hiboux, des chevreuils, des sangliers et bien d’autres animaux.

Cette pratique m’a appris à observer, à patienter et à anticiper un mouvement. Elle influence encore aujourd’hui ma manière de photographier les chiens, les chats, les chevaux et les autres animaux de compagnie. Je préfère laisser l’animal évoluer naturellement et saisir une attitude qui lui ressemble plutôt que de lui imposer une pose.

Vous pouvez découvrir plus en détail mon parcours de photographe animalier et la manière dont la photographie de la faune sauvage a influencé mon travail.

Cette rencontre à Vaux-sur-Seine montre que la faune sauvage est parfois présente bien plus près de nous que nous ne l’imaginons. Ces photographies ne cherchent pas à nier les difficultés que cette proximité peut entraîner. Elles permettent simplement de montrer le sanglier autrement que comme une source de dégâts ou d’inquiétude.

Aujourd’hui, je conserve cette même recherche d’images naturelles dans mes séances photo animalières dans les Yvelines et le Val-d’Oise.

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