La chenille processionnaire représente une menace sérieuse pour le chien. En particulier au printemps, ses poils urticants contiennent une toxine extrêmement irritante pouvant provoquer une complication inflammatoire grave, parfois irréversible.
Chaque année, de nombreux chiens sont victimes d’un contact accidentel lors de promenades en forêt, dans des parcs ou dans des espaces arborées. Les chats peuvent également être exposés, notamment lorsqu’ils évoluent librement dans des jardins ou à proximité d’arbres infestés.
Une information fiable et une réaction rapide permettent de limiter les complications et d’améliorer le pronostic.

Comprendre la chenille processionnaire
Qu’est-ce que la chenille processionnaire ?
La chenille processionnaire est la larve d’un papillon de nuit. En France, on rencontre principalement la processionnaire du pin et celle du chêne.
Elle est reconnaissable à :
- Son déplacement en file indienne (procession)
- Sa présence en groupe
- Ses nids soyeux visibles dans les arbres
La principale menace provient de ses milliers de poils microscopiques urticants. Ces poils se détachent facilement et contiennent une toxine responsable d’une réaction inflammatoire intense chez le chien.
Même sans contact direct avec la chenille, les poils peuvent être dispersés dans l’environnement.

Cycle de vie et période d’apparition
Le cycle se déroule en plusieurs phases :
- Été : ponte des œufs
- Automne : développement des larves
- Hiver : formation des nids
- Printemps : descente des chenilles au sol
La période la plus dangereuse pour le chien se situe généralement entre février et juin, selon les conditions climatiques.
C’est au moment de la descente au sol que le risque de contact est maximal.

Les dangers de la chenille processionnaire pour les chiens
Les chiens sont particulièrement exposés car ils explorent leur environnement avec leur nez et leur bouche. Ils peuvent renifler, lécher ou mordiller une chenille sans percevoir le danger.
Les poils urticants pénètrent alors dans les muqueuses et déclenchent une inflammation rapide.
Même si le chien est le plus souvent concerné, les chats peuvent également être exposés lors de leurs déplacements en extérieur, notamment dans les jardins et les secteurs boisées.
Symptômes d’une réaction chez le chien
Les symptômes apparaissent souvent dans les minutes qui suivent l’exposition.
Les signes les plus fréquents sont :
- Gonflement brutal de la langue et des babines
- Salivation excessive
- Douleur importante
- Difficulté à avaler
- Agitation ou abattement
- Refus de s’alimenter
- Difficulté respiratoire
La cavité buccale est la partie la plus souvent atteinte.
Selon les recommandations vétérinaires publiées par SantéVet https://www.santevet.com/articles/chenilles-processionnaires-que-faire-en-cas-de-contact
tout contact avec une chenille processionnaire doit être considéré comme une urgence vétérinaire.
Impact potentiel sur la santé canine
ans prise en charge rapide, les conséquences peuvent être graves.
Les principaux risques sont :
- Nécrose de la langue
- Infection secondaire
- Troubles alimentaires durables
- Réaction allergique sévère
- Atteinte respiratoire
Des cliniques spécialisées décrivent également ces complications : https://www.urgences-veterinaires.fr/les-intoxications-chenilles-processionnaires
Une intervention précoce améliore considérablement le pronostic.

Que faire en cas de contact entre un chien et une chenille processionnaire ?
Un contact doit être considéré comme une urgence. Il ne faut jamais attendre l’évolution des symptômes.
Premiers secours et soins immédiats
En cas de suspicion de contact :
- Éloigner immédiatement le chien de ce lieu
- Mettre des gants avant toute manipulation
- Rincer doucement la partie touchée à l’eau froide, sans frotter
- Diriger l’eau vers l’extérieur de la bouche
- Contacter immédiatement un vétérinaire
Le rinçage aide à éliminer une partie des poils urticants, mais ne remplace jamais une consultation.
À éviter absolument :
- Ne pas frotter la partie concernée
- Ne pas utiliser de remèdes maison
- Ne pas donner à manger ou à boire sans avis vétérinaire
- Ne pas attendre que les effets passent
Ces recommandations sont également détaillées par MonVeto : https://www.veterinaire-monveto.com/chien/les-chenilles-processionnaires/
Quand consulter un vétérinaire ?
Une consultation en urgence est indispensable si votre chien présente :
- Gonflement important au niveau buccal
- Difficulté respiratoire
- Douleur persistante
- Refus total de s’alimenter
- Apparition de lésions visibles
Même en cas de doute, il est préférable de consulter rapidement. Le vétérinaire pourra prescrire des anti-inflammatoires, des antihistaminiques, des antibiotiques ou recommander une hospitalisation selon l’état du chien.
Après un contact avec une chenille processionnaire, la prise en charge ne s’arrête pas toujours à la première consultation. Un suivi peut être nécessaire dans les jours ou les semaines suivantes afin de contrôler l’évolution des lésions et la cicatrisation des tissus.
Lors de la phase de récupération, une alimentation adaptée peut être recommandée si le chien présente une gêne pour s’alimenter. Il est également important de surveiller l’appétit, le niveau d’activité et la respiration.
Toute aggravation doit conduire à une nouvelle consultation. Un suivi rigoureux permet de limiter les séquelles et d’assurer une récupération optimale.
Prévention et protection des chiens contre la chenille processionnaire
La prévention reste le moyen le plus efficace de protéger son chien.
Conseils pour éviter le contact
Pour réduire les risques :
- Éviter les zones boisées au printemps
- Tenir son chien en laisse dans les secteurs sensibles menace
- Surveiller la présence de nids dans les arbres
- Préférer les chemins dégagés
- Se renseigner auprès de sa commune

Mesures à prendre dans les zones à risque
Dans les secteurs concernés :
- Installation de pièges écologiques
- Destruction des nids par des professionnels
- Signalement aux autorités locales
- Campagnes d’information
Une vigilance accrue pendant la période sensible permet d’éviter la majorité des accidents.

Vigilance en Val-d’Oise et dans les Yvelines
Dans plusieurs secteurs d’Île-de-France, notamment en Val-d’Oise et dans les Yvelines, la présence de chenilles processionnaires est régulièrement signalée, aussi bien en milieu forestier qu’en environnement urbain.
Les forêts de pins, les parcs arborés, les alignements d’arbres en ville et certains quartiers résidentiels sont particulièrement concernés. Une vigilance accrue est recommandée pendant les périodes de descente des chenilles.
Se tenir informé auprès de sa mairie ou des services municipaux permet d’anticiper les secteurs signalés et d’adapter ses promenades en conséquence.
FAQ — Chenille processionnaire et chien
Comment savoir si mon chien a touché une chenille processionnaire ?
Un chien ayant été en contact avec une chenille processionnaire présente généralement des symptômes rapides, souvent dans les minutes qui suivent.
Les signes les plus fréquents sont :
Gonflement soudain de la langue ou des babines
Salivation excessive
Douleur importante
Léchage frénétique de la bouche
Agitation ou abattement
Refus de manger
Si ces signes apparaissent après une promenade en zone boisée, un contact est fortement suspecté. Il faut consulter un vétérinaire immédiatement.
Quels sont les risques des chenilles processionnaires chez le chien ?
Les principaux risques sont liés aux poils urticants toxiques présents sur la chenille.
Ils peuvent provoquer :
Une inflammation sévère buccal
Des réactions allergiques importantes
Une nécrose des tissus
Des troubles liés à la respiration
Des infections secondaires
Sans prise en charge rapide, certaines lésions peuvent devenir irréversibles.
Chenille processionnaire chien : combien de temps durent les effets ?
La durée des effets dépend de la gravité du contact et de la rapidité du traitement.
En général :
Cas léger : quelques jours
Cas modéré : plusieurs semaines
Cas grave : séquelles permanentes possibles
Plus la consultation est rapide, plus la récupération est favorable.
Quels sont les dangers des chenilles processionnaires sur la langue du chien ?
La langue est la zone la plus souvent touchée, car le chien explore avec sa bouche.
Les poils urticants peuvent entraîner :
Un gonflement très important
Des brûlures chimiques
Une perte de sensibilité
Une nécrose partielle
Des troubles alimentaires durables
Dans les cas les plus graves, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour retirer les tissus atteints.
Mon approche en tant que photographe animalier
En tant que photographe spécialisé dans les chiens en Val-d’Oise et dans les Yvelines, je réalise régulièrement des séances photo en extérieur, dans des parcs et des zones naturelles.
Entre février et juin, période à risque pour les chenilles processionnaires, j’évite systématiquement les secteurs connus comme sensibles (pins, chênes, forêts à risque). Avant chaque séance, je repère les lieux afin de garantir un environnement sûr pour les chiens.
La sécurité et le bien-être de l’animal font partie intégrante de mon travail.
Mon expérience personnelle avec une chenille processionnaire
Vers 15h30, j’ai photographié des chenilles processionnaires avec précaution. En rentrant chez moi, j’ai rédigé cet article en pensant que tout était terminé.
Pourtant, bien plus tard dans la soirée, j’ai ressenti une vive brûlure : une chenille processionnaire s’était glissée dans mes vêtements et avait été transportée involontairement jusque chez moi.
Cette expérience m’a rappelé une chose essentielle : le danger des chenilles processionnaires ne se limite pas à l’endroit où elles sont visibles. Elles peuvent s’accrocher aux vêtements et être déplacées sans que l’on s’en rende compte, créant un risque indirect, notamment pour les chiens et les animaux de compagnie.





